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Lundi, le 13 Oct 2008 |
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L'avortement
La légalisation et les techniques modernes rendent l'avortement plus facile et indolore. Mais cet acte est-il un droit ou un péché? et est ce qu'il est acceptable socialement?
Toutes les religions se sont mises d'accord pour l'interdiction de l'avortement sauf en cas de nécessité valable. D'après Mohamed Hassaan, en se référant à des savants musulmans, l'Islam prohibe l'interruption de la grossesse, étant donné que le foetus n'est pas un organe de la mère , mais il jouit d'une existence propre à lui dès sa conception; idée renchérie par Mohamed Aljamali. Cependant, en cas de danger de mort pour la mère , l'avortement est toléré dans des délais bien précis; selon Raymond Rink, c'est durant les premiers 120 jours. Md Aljamali affirme que l'école Chaféite le permet avant les premiers 40 jours. Ahmed Elboukhari ajout q'il faut user de tous les moyens aptes à écarter ce danger avant l'expulsion du foetus. Il affirme également que l'avortement est permis au cas où il revêt un intérêt légal ou écarte un préjudice . Il est interdit d'avorter de peur de manque de moyens de mise en charge ou d'éducation. Par ailleurs, le journaliste Raymond Rink parle de l'aspect religieux de l'avortement dans l'un de ses articles et confirme que l'eglise catholique interdit l'interruption de la grossesse, et punit par l'escommunication cet acte. Cependant il reste à discuter le cas de risque de la mort de la mère. Idée renforcée par l'église orthodoxe qui soumet la femme ayant commis l'avortement à la peine canonique des meurtriers, sauf dans des cas extrêmes. Par contre, Rink déclare que le protestantisme considère l'avortement d'un point de vu éthique. Autrement dit chacun est responsable de ses actes devant Dieu. Les rabbins juifs tolèrent aussi l'avortement en cas d'adultère. Mais ils ne reconnaissent pas les infirmités du foetus comme prétexte d'avortement. Or selon Martine Pradin, celles-ci pourraient être prises en compte malgrè l'incompréhension manifesté au sujet de la nature de l'embryon. Une définition des limites est jugée nécessaire pour pouvoir avorter. Or , en réalité , vu les législations différentes et variables dans les pays rendent cette limiteintrouvable. En revanche, Zora nie carrèment cette limite, en affirmant que l'avortement est une conséquence d'une société inhumaine, et qu'il fallait expulser les causes à travers des révolutions collectives à seul but d'incorporer la morale et améliorer les conditions sociales en dotant le foetus du droit de vivre et d'çetre respecté. Sur le plan juridique , J. P Boyer affirme que malgré l'absence de personnalité juridique de l'embryon, ce dernier est protégé par la loi. Mais le cas de detresse donne à la femme la liberté d'avoter en la dégageant de toutes responsabilités juridiques. En outre, le droit à l'avortement lui offre le choix de garder son bébé ou non.
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