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Lundi, le 07 Juil 2008 |
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Poil
Tendance pédophilie, hyper aseptisation des corps ou simple coquetterie ? La passion des poils (ou de leur absence ! )
À l’heure de la diffusion en masse d’images pornographiques super léchées sur le Web, DVD, films, télévision, … force est de le constater, la tendance est au glabre. On définit par l’adjectif glabre tout ce qui est dépourvu de poil. Et plus spécifiquement aux endroits où le corps en est de coutume couvert. Ici et là. Sans doute avez-vous déjà vu des photo de femme a poil ? Ou même, d’homme a poil, parce que non, messieurs vous n’échappez vous non plus pas à ce nouveau standard de l’esthétique intime. Étrangement, nana à poil. Mec à poil, mais tous ces personnages justement sans poil ! Le poil aurait-il mauvaise presse ? Qu’est-ce qui lui vaut cette impopularité ? Cette préférence marqué pour le lisse est t-elle le signe d’une perversion sexuelle ? Ou le fait seulement d’une coquetterie un peu spéciale ? Chose certaine, nous vivons dans des sociétés qui valorisent la jeunesse. Mais faut-il régresser à l’état de bébé imberbe pour signifier notre jeunesse et notre dynamise professionnel ? certains n’auront pas peur d’affirmer que ceux préférant, et même ne jurant que par le glabre ont un léger problème d’attirance sexuelle pour un objet de désir pré pubère. Parce qu’il y a paradoxe ; ce qui est sans poil est pré sexualisé, pré génitalisé disons, donc ne faisant que subir le désir et la sexualité de l’autre. Le fait de choisir un objet d’amour adulte mais possédant les attributs de l’objet interdit serait une façon détournée, et pourtant légale, de vivre sa passion criminelle. Il n’y a qu’un pas entre cet amour de régression et le retour au ventre de la mère ! Il y aussi le fait que nous vivons dans un monde très, très clean. Malgré souvent l’état de nos rues, du métro et des endroits publiques, cela n’a rien à voir avec ce que l’histoire a laissé entendre en terme d’hygiène publique et personnelle. C’est que chacun individu se voit investit d’une mission, celle de sa propre personne. À entretenir. À soigner. C’est le culte du corps qu’a entraîner l’augmentation de notre condition de vie. Un esprit propre dans un corps propre. Telle est la devise de celui qui n’a rien à se reprocher. Sans profondeur. Sans aspérité. Qui se lit au premier coup d’œil. Il est sans surprise. Sans menace. Dans ce sens, la question de la Nature est inévitable. Car le poil est aussi ce qui nous lie à notre condition animale, celle de l’espèce homo sapiens. Vrai, il y a fort longtemps que l’homme s’est séparé de sa fourrure naturelle au profit de l’utilisation de son intelligence. Cette faculté entre ses deux oreilles lui permettant de tailler la peau des autres bêtes, de coudre des vêtements, d’en tisser, d’exprimer ainsi sa culture et son individualité. Car la culture s’oppose ici à la Nature. Et l’homme, en saisissant son rasoir, répète à chaque coup e lame qu’il ne rampe plus, soumis au aléas de la température et des intempéries. Il a dompté la Nature. Du moins le croit-il !
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