1 septembre 2026

Terrasse de restaurant illuminée en soirée dans une ville portuaire française

Terrasses d’été au Havre : la mairie et les restaurateurs cherchent un compromis sur les parois plastiques

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Au Havre, l’été rime cette année avec bras de fer entre la mairie et les cafetiers-restaurateurs. En cause : un nouveau cahier des charges pour les terrasses estivales installées sur les places de stationnement, qui prévoit la suppression des parois en plastique protégeant du vent et de la pluie. Présenté début juillet par la municipalité, le projet a immédiatement suscité l’inquiétude des professionnels, qui craignent pour leur activité.

Un cahier des charges qui inquiète les professionnels

Le document municipal impose que le côté de la terrasse donnant sur la chaussée reste ouvert, avec une simple bordure de 30 centimètres tolérée à la place des bâches actuelles. Pour Romain Crevel, vice-président de l’UMIH Seine-Maritime et lui-même restaurateur, la mesure menace directement la viabilité de ces installations : « si on ne peut plus abriter les gens de la pluie et du vent, nos terrasses seront quasiment inutilisables ». Développées après la crise sanitaire, ces extensions sur le domaine public sont devenues, pour de nombreux établissements de gastronomie et de restauration rapide, un outil de travail à part entière plutôt qu’un simple aménagement estival.

Des enjeux économiques et sociaux concrets

Les professionnels du secteur avancent des chiffres précis pour illustrer l’ampleur des investissements réalisés ces dernières années :

  • Jusqu’à 150 000 euros de chiffre d’affaires supplémentaire généré par une terrasse pour certains établissements
  • Environ 24 000 euros investis par un restaurateur pour l’aménagement de sa propre installation
  • Des emplois saisonniers directement liés au maintien de ces espaces extérieurs

Au-delà de la question financière, les restaurateurs évoquent aussi des arguments de sécurité et de confort pour la clientèle, notamment vis-à-vis des enfants et de l’exposition à la pollution routière lorsque la terrasse reste totalement ouverte sur la rue. Ces arguments s’inscrivent dans un débat plus large sur la place de la restauration dans l’économie locale des centres-villes, à l’heure où de nombreuses municipalités cherchent à équilibrer attractivité commerciale et qualité de l’espace public.

Vers un compromis annoncé pour septembre

Face à la mobilisation, les professionnels ont adressé cette semaine une pétition à la mairie du Havre pour demander une révision du projet. La municipalité a indiqué revoir actuellement son cahier des charges en tenant compte des arguments avancés par les restaurateurs. Une nouvelle réunion entre les deux parties est programmée en septembre, avec l’objectif affiché de trouver un compromis avant la saison estivale suivante. Ce dossier illustre la difficulté, pour de nombreuses villes, de concilier réglementation de l’espace public et maintien d’une offre de restauration dynamique en centre-ville.

Ce type d’arbitrage entre urbanisme, sécurité et vitalité économique se retrouve dans de nombreuses entreprises locales confrontées à l’évolution des règles municipales. Les acteurs du secteur, souvent réunis au sein d’associations professionnelles, suivent également de près les évolutions similaires observées dans le commerce de proximité et l’alimentation locale.

Questions fréquentes

Pourquoi la mairie du Havre veut-elle supprimer les parois en plastique des terrasses ?

La municipalité souhaite encadrer l’aspect visuel et l’occupation de l’espace public par les terrasses installées sur les places de stationnement, en limitant les structures fermées jugées trop imposantes sur la chaussée.

Quel est le principal risque évoqué par les restaurateurs ?

Sans protection contre le vent et la pluie, plusieurs professionnels estiment que leurs terrasses deviendraient inutilisables une bonne partie de la saison, avec un impact direct sur leur chiffre d’affaires et l'emploi saisonnier.

Le projet est-il définitivement adopté ?

Non. Après la pétition envoyée par les professionnels, la mairie a annoncé revoir son cahier des charges et a programmé une nouvelle réunion de concertation en septembre.

Sources

Orange ActuFrance 3 Normandie

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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