À Rennes, la municipalité mise sur un second plan d’action pour le commerce de centre-ville, adopté en conseil municipal et déployé jusqu’en 2026. Face à une concurrence croissante des zones commerciales périphériques et du e-commerce, la ville breton veut redonner de l’attractivité à son cœur historique, entre la place de la Mairie, la gare et le quartier Saint-Hélier.
Un centre-ville qui pèse 600 millions d’euros de chiffre d’affaires
Le périmètre concerné regroupe environ 2 100 commerces, pour un chiffre d’affaires cumulé estimé à 600 millions d’euros par an (hors cafés, hôtels et restaurants). Le centre-ville rennais compte aujourd’hui près de 32 000 habitants, une majorité de commerces indépendants (63 %, contre 37 % d’enseignes nationales), et un taux de vacance commerciale de 6,5 % — un chiffre que la municipalité veut stabiliser, voire faire baisser, dans les prochaines années.
Quatre axes et une soixantaine d’actions concrètes
Le plan, qui prolonge une première stratégie lancée en 2016, s’articule autour de quatre priorités : améliorer l’accessibilité et le confort d’un centre-ville apaisé, accompagner les commerces dans leurs transitions écologique, énergétique et numérique, renforcer un parcours marchand cohérent et identitaire, et raviver l’engagement des acteurs du centre-ville. Une douzaine d’engagements majeurs et près de soixante actions concrètes doivent être mises en œuvre d’ici 2026, en lien avec de grands chantiers structurants pour la ville : la seconde ligne de métro, une navette gratuite en centre-ville, de nouveaux espaces verts, ou encore le projet urbain EuroRennes.
Un travail construit avec les commerçants
La démarche a été co-construite avec les acteurs économiques locaux : la Chambre de commerce et d’industrie d’Ille-et-Vilaine, la Chambre de métiers et de l’artisanat, l’Union du commerce du Pays de Rennes, le syndicat des marchés d’Ille-et-Vilaine, ou encore l’association de commerçants Carré Rennais. Plus de 2 000 habitants avaient déjà été associés à des ateliers citoyens organisés à l’automne 2021 pour nourrir la réflexion, complétés par une centaine de participants aux ateliers de préparation du second plan.
Rennes Métropole, présidée par Nathalie Appéré, porte cette stratégie en cohérence avec les grands projets d’aménagement de l’agglomération, dans un contexte national où de nombreux centres-villes moyens et grands peinent à conserver leur attractivité commerciale face aux zones périphériques.
Pourquoi ce type de démarche intéresse d’autres villes
Au-delà de Rennes, ce plan illustre une tendance de fond observée dans plusieurs métropoles françaises : associer urbanisme, mobilité douce et soutien direct aux commerçants pour limiter la vacance commerciale. Pour les habitants, l’enjeu est concret : plus de diversité de commerces de proximité, un centre-ville plus agréable à vivre, et un accompagnement des indépendants face à la concurrence des grandes enseignes et du numérique.
Pour aller plus loin, francetop.com suit régulièrement les initiatives d’entreprises et de dynamisation économique locale, ainsi que l’actualité des achats et du shopping et de la vie administrative et associative des territoires.
Questions fréquentes
Combien de commerces sont concernés par ce plan à Rennes ?
Le périmètre du centre-ville de Rennes compte environ 2 100 commerces, pour un chiffre d’affaires cumulé estimé à 600 millions d’euros par an, hors cafés, hôtels et restaurants.
Quel est le taux de vacance commerciale actuel en centre-ville ?
Il s’établit à 6,5 %, un niveau que la municipalité souhaite stabiliser grâce aux actions du plan déployé jusqu’en 2026.
Qui porte cette stratégie de dynamisation commerciale ?
La Ville de Rennes et Rennes Métropole, présidée par Nathalie Appéré, en partenariat avec les chambres consulaires et les associations de commerçants du territoire.
Sources
- France Urbaine — Rennes lance un deuxième plan d’action pour renforcer le commerce de centre-ville
- FNCV — Plan d’action commerce du centre-ville de Rennes : un défi hyper collectif
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

