À Tours, la rentrée universitaire rime une nouvelle fois avec course au logement. Le marché locatif tourangeau se resserre d’année en année, au point que certains étudiants se retrouvent encore sans solution plusieurs semaines après la reprise des cours. La ville, qui concentre une bonne partie des étudiants du Centre-Val de Loire, tente de réagir en s’attaquant au parc de logements vacants.
Un marché « tendu », selon les professionnels
« Le nombre de biens n’augmente pas, les préavis se réduisent », résume un agent immobilier local interrogé sur la situation. Ce constat se traduit concrètement dans les loyers : à l’échelle de la région Centre-Val de Loire, les studios progressent de +7,4 %, et un studio ou T1 de 24 m² se loue désormais en moyenne autour de 583 € charges comprises, soit +4,3 % sur douze mois. Le coût de la vie étudiante suit la même trajectoire : selon le rapport annuel de l’UNEF, il a augmenté de 74 € par rapport à 2025, la hausse des loyers en étant le principal moteur.
Des parcours de recherche de plus en plus longs
Derrière les chiffres, des situations individuelles parfois difficiles. Un étudiant tourangeau ayant perdu son accès à un logement du CROUS a mis deux mois et demi à retrouver un toit : il a finalement trouvé un logement privé 125 € plus cher par mois, pour 10 m² de moins. D’autres acceptent des conditions dégradées faute d’alternative, certains décrivant leur appartement comme insalubre. Au niveau national, le Conseil national de l’habitat estime que 17 % des étudiants sont contraints d’interrompre leurs études faute de logement, un chiffre qui donne la mesure de l’enjeu derrière la simple question du loyer.
- Loyers des studios en Centre-Val de Loire : +7,4 % en un an
- Studio/T1 de 24 m² à Tours : environ 583 € charges comprises
- Coût de la vie étudiante : +74 € par rapport à 2025 (UNEF)
- Plus de 2 100 logements vacants recensés à Tours
La mairie de Tours mise sur les logements vacants
Face à cette tension, la municipalité a choisi d’agir sur l’offre existante plutôt que d’attendre de nouvelles constructions. Plus de 2 100 logements vacants ont été recensés dans la ville, et la mairie a entrepris de contacter près d’un millier de leurs propriétaires afin de les inciter à remettre ces biens sur le marché locatif. Une stratégie de mobilisation du parc existant qui rappelle d’autres opérations de reconversion urbaine menées ailleurs en France, comme la transformation de l’ancienne friche Thomson en nouveau quartier à Angers.
Le réseau des Crous, de son côté, a proposé une solution de logement à plus de 155 000 étudiants à l’échelle nationale pour cette rentrée, avec une priorité donnée aux boursiers : 85 % des boursiers aux échelons les plus élevés ayant déposé une demande ont reçu une proposition, pour un loyer compris entre 200 et 500 € par mois selon le type de logement. De quoi absorber une partie de la demande, sans toutefois suffire à détendre un marché privé où, comme dans d’autres villes moyennes suivies par francetop.com à l’image de Torcy en Seine-et-Marne, la demande continue de dépasser l’offre disponible.
Pour les propriétaires tourangeaux qui hésitent encore à remettre un bien sur le marché, la question de la sécurisation des loyers via une bonne gestion locative reste souvent le principal frein évoqué, avant même celui des travaux à réaliser.
Questions fréquentes
Pourquoi le marché locatif étudiant est-il si tendu à Tours ?
L’offre de logements n’augmente pas assez vite face à la demande étudiante, ce qui fait grimper les loyers : les studios ont progressé de 7,4 % en un an en Centre-Val de Loire, région où Tours concentre une large part des étudiants.
Que fait la mairie de Tours pour améliorer la situation ?
Elle s’appuie sur son parc de plus de 2 100 logements vacants et a contacté près d’un millier de propriétaires pour les inciter à remettre leur bien sur le marché locatif.
Le CROUS peut-il répondre à toute la demande étudiante ?
Non : le réseau Crous a logé plus de 155 000 étudiants cette rentrée à l’échelle nationale, en priorité les boursiers, mais cette offre reste insuffisante pour absorber l’ensemble de la demande sur le marché privé.
Sources
- ICI Centre-Val de Loire — « Le marché est tendu » : à Tours, les étudiants ont de plus en plus de mal à trouver un logement
- LocService — Centre-Val de Loire : le marché du logement étudiant en 2026
- Réseau des Crous — Le brief de rentrée : le logement étudiant Crous
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

