À Angers, une friche industrielle de 13 hectares s’apprête à changer de visage. L’ancienne usine Thomson, fermée depuis des années au cœur du quartier Saint-Serge, doit devenir un nouveau morceau de ville. La municipalité lance à l’automne une grande concertation publique pour dessiner l’avenir du site, avec un périmètre de réflexion élargi à près de 30 hectares.
Une friche rachetée pour le compte de la ville
Le terrain appartient aujourd’hui à Alter Public, l’aménageur qui l’a racheté pour le compte de la collectivité dès 2023. Depuis, le site reste largement en sommeil, à l’exception de quelques usages temporaires. Cette situation n’a rien d’exceptionnel : de nombreuses villes françaises moyennes composent avec d’anciennes friches industrielles héritées de la désindustrialisation, et Angers n’échappe pas à cet enjeu de reconversion urbaine qui touche aussi bien les centres-villes que leur périphérie proche.
Jusqu’à 1 400 logements à l’étude
Les premières études de faisabilité évoquent un potentiel de 1 400 logements sur le futur quartier. Rien n’est arbitré à ce stade : la concertation qui s’ouvre à l’automne doit précisément permettre de trancher entre plusieurs équilibres possibles.
- La part respective entre logements et commerces de proximité
- Le dosage entre construction neuve et préservation du bâti existant
- La place laissée à la végétalisation et aux espaces publics
L’aménagement définitif du site est envisagé à l’horizon 2028, un calendrier qui laisse le temps aux habitants et aux acteurs économiques locaux de peser sur le projet avant que les grandes options ne soient figées. Un marché immobilier local tendu comme celui de nombreuses agglomérations françaises rend ce type d’arbitrage particulièrement scruté par les futurs acquéreurs.
Les Compagnons du Devoir, premiers occupants du site
En attendant les grands travaux, une partie de la friche accueille déjà du monde. Les Compagnons du Devoir se sont installés temporairement dans des bâtiments provisoires représentant environ 5 600 m², le temps que leurs propres ateliers du boulevard Copernic soient reconstruits. Cette occupation transitoire illustre une pratique de plus en plus courante dans les projets de renouvellement urbain : faire vivre un site avant même que son avenir définitif ne soit scellé, plutôt que de le laisser à l’abandon.
Ce choix rejoint aussi une dynamique plus large observée dans d’autres villes françaises, où des quartiers entiers se transforment progressivement : à Avignon, la révision du plan de circulation Faubourgs a aussi nécessité un phasage progressif, quartier par quartier, tandis qu’à Rennes, la redynamisation du centre-ville s’est étalée sur plusieurs années d’actions successives.
Un projet à suivre de près pour les habitants
Pour les riverains du quartier Saint-Serge et plus largement pour les Angevins, cette concertation représente une occasion concrète de peser sur un projet qui redessinera une partie de la ville pour les décennies à venir. Les bureaux d’étude associés au projet devront composer avec des attentes parfois contradictoires : plus de logements pour répondre à la demande, mais aussi plus d’espaces verts et une identité de quartier préservée.
Questions fréquentes
Où se trouve l’ancien site Thomson à Angers ?
Il se situe dans le secteur Saint-Serge, à Angers, dans le département de Maine-et-Loire. La friche industrielle couvre environ 13 hectares, dans un périmètre de réflexion élargi à près de 30 hectares pour le futur projet urbain.
Quand la concertation publique sur le projet va-t-elle démarrer ?
Elle doit être lancée à l’automne 2026, selon les annonces de la Ville d’Angers et de l’aménageur Alter Public, propriétaire du site depuis 2023.
Combien de logements sont envisagés sur le site ?
Les premières études évoquent un potentiel d’environ 1 400 logements, mais ce chiffre reste indicatif : la répartition finale entre logements, commerces et espaces verts sera précisée à l’issue de la concertation, pour un aménagement prévu à l’horizon 2028.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

